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J’ai du mal à écrire régulièrement sur mes lectures. Comme il m’arrive de lire un livre par jour, ça va vite… et autant j’aimais faire des fiches de lecture à l’école, autant je peine à résumer des livres maintenant.

Alors, je vais vous raconter ce que j’ai pensé de la pile de livres sur ma table de chevet. Il en manque probablement, mais comme je relis souvent les mêmes livres, ce sera pour une autre fois.

J’ai également prévu de vous faire un article sur le roman policier victorien, et sur le roman policier classique en général, mon grand dada. Je pourrais écrire une thèse dessus, pour vous dire. Mais promis, je me limiterais à vous donner des idées de lectures dans le genre confortable, intelligent, avec une pointe d’humour anglais et beaucoup de tasses de thé.

  1. Brunetti en trois actes – Donna Leon : Un meilleur Brunetti que les derniers titres, qui devenaient franchement glauques. Celui-ci nous transporte dans les coulisses de l’opéra, et on y retrouve une chanteuse d’opéra déjà croisée au début de la série. Je trouve que ça manque un peu de description de repas et de ruelles vénitiennes (ça se voit que je lis ces bouquins juste parce que j’aurais probablement jamais la chance de visiter l’Italie ?), mais ça se lit facilement.
  2. Les douze indices de Noël – P.D. James : Une série de nouvelles bien enlevées et variées. Je trouve que la nouvelle sied mieux à P.D. James que le roman, les siens étant parfois un peu lourds (pour pas dire carrément glauque. Quoique là, on va pas se mentir, c’est pas pour mineur non plus).
  3. La fille de nulle part – Fredric Brown : Ce roman-ci aurait pu être réussi s’il avait été une nouvelle. Malheureusement, après un bon début, on tourne vite en rond et j’avais trouvé l’astuce au premier quart du bouquin, autant dire que je me suis vite ennuyée. D’autres livres du même auteur sont bien mieux écrits et mieux équilibrés. Celui-ci laisse un goût désagréable après la lecture.
  4. Un cas d’école – Michael Innes : Un auteur toujours savoureux, mais qu’il faut lire lentement si on veut arriver à suivre toutes les subtilités. Ce roman policier classique en chambre close où on se retrouve dans une délicieuse université américaine à l’ancienne avec ses charmants, et quelques peu verbeux, professeurs, est un bon classique.
  5. Le monogramme de perles – Josephine Tey : Un roman classique d’une grande dame du roman policier, ça donne une bonne lecture simple et pas prise de tête. L’inspecteur n’est coureur ni alcoolique, les personnages sont fins, et on se fait avoir à tous les coups, pour notre plus grand bonheur.
  6. Le tonneau – F. W. Crofts : un grand classique du roman policier, qu’on ne peut que qualifier de procédurier. Je le trouve fascinant dans sa construction, rarement utilisée, tout en gardant la part belle aux personnages. Je le relis chaque année, et chaque année j’arrive à me faire avoir.
  7. Liaisons secrètes – Patricia Wentworth : autant j’adore cet auteur, autant ce roman n’est vraiment pas le plus réussi. Il est typique de la vague « ha si seulement », qui regroupe les romans de cette époque où le plus gros de l’intrigue n’existe que parce que l’héroine, en générale charmante et sotte comme pas deux, n’a pas trop réfléchi et a fait n’importe quoi, mais sera sauvée par le charmant héros (qui a un peu envie de l’étrangler régulièrement quand même. Drôle de vision cliché de la femme…). Et là, j’ai eu envie de baffer l’héroine pendant tout le bouquin, ce qui n’est pas terrible comme lecture avant de se coucher.
  8. Le chat qui flairait une piste – Lilian Jackson Braun : J’adore cette série. Je pourrais écrire un bouquin entier dessus, et je ne me remet pas du décès de son auteur. La série raconte les aventures d’un journaliste ronchon au nom imprononçable et de ses deux chats siamois, qui résolvent des crimes entre deux dîners gastronomiques . Oui j’aime les romans avec de la bouffe dedans. Celui-ci est un peu triste, mais très charmant.
  9. La mort d’un lac  – Arthur Upfield : Je pourrais pondre un autre livre sur l’étude de cet étrange auteur, dont je doute fortement qu’il ait écrit tous les romans qui lui sont attribués. Mais celui-ci est bien équilibré, et c’est le charme du bush australien qui nous envahit à la lecture. Les descriptions sont vivantes sans être lourdes, les personnages forts en caractère, et on se laisse tranquillement transporter. A noter que si vous êtes sensible à la cause animale, évitez de le lire avant de dormir.

Les avez-vous lu ? Connaissez-vous ces auteurs ? Que lisez-vous ?

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