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Je suis dyslexique avec les chiffres. Comme beaucoup de gens, en fait. Près de 4% en France. Mais peu sont diagnostiqués, le système éducatifs ayant tendance à favoriser les forts en maths et à considérer les autres comme des paresseux.

Je n’ai découvert ma dyscalculie qu’il y a quelques années. J’ai donc souffert tout mon parcours scolaire, recevant sans cesse des mentions « erreurs d’étourderie » (bordel je suis pas étourdie, les chiffres arrêtent pas de changer à chaque fois que je relis le calcul), épuisant les profs particuliers de maths qui ne comprenaient pas que je bloque des heures sur de « simples » produits en croix. Je ne comprend toujours pas comment j’ai atterri en première année de comptabilité après le bac, mais autant dire que ce fut un fiasco.

Mais la dyscalculie, ce n’est pas que avoir du mal à apprendre les tables de multiplications et ne pas arriver à faire une soustraction.

dyscalculia

  • Difficultés à lire une carte
  • Difficultés à lire l’heure (j’en suis incapable sur une horloge classique et sur analogique c’est aléatoire)
  • Confusions entre la droite et la gauche
  • Impossibilité à se remémorer correctement des données chiffrées.
  • Devoir constamment ré-apprendre et résumer les choses
  • Soucis pour s’organiser
  • Difficultés avec les séquences et les suites
  • Peut facilement sauter un nombre en comptant
  • Difficultés à compter de deux en deux, trois en trois…
  • Manque de confiance pour répondre
  • Problème pour combiner les informations (2+3 = 3+2)
  • Difficultés avec la chronologie
  • Difficultés avec tranches de chiffres (dizaines, centaines…)
  • Problèmes pour rendre la monnaie, compter les pièces
  • Difficultés pour comprendre les problèmes de vitesse, temps… (jamais compris les trucs d’écoulement d’eau par exemple).

Dans les faits, je peux voir le chiffre 13 et faire mon calcul avec 75 en tête.

Bref, tout ça non pour me plaindre, car en réalité on s’en sort toujours, mais pour demander aux parents dont les enfants ont des difficultés en maths d’en parler à un orthophoniste. Quand le diagnostique est posé enfant, on peut recevoir des aides scolaires, une rééducation ortophonique. Parfois il faut accepter d’ouvrir les yeux et de voir le handicap de son enfant, et faire avec.

J’aurai tant aimé que les profs de maths ouvrent les yeux et se rendent compte que si je pleurais sur mes sujets de maths, ce n’était pas du flan, mais bien de la détresse. Et aucun enfant ne devrait être stigmatisé pour son handicap.

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