Blague de la mafia des transports parisiens :

Il y a une quinzaine d’année, les petits papiers jaunes disaient « je suis sourd-muet et j’ai 4 enfants. » Pas de bol pour eux quand tu as des notions de langue des signes.

Ces dernières années, c’était « je suis sans-emploi et j’ai 4 enfants. »

Depuis la semaine dernière, c’est « je suis réfugié et j’ai 4 enfants ». J’ai failli vomir. Ou leur dire qu’ils avaient oublié l’étape « j’ai survécu à 3 tremblements de terre, 1 centrale nucléaire explosée et à une poignée d’attentats ».

Après on se demande pourquoi les parisiens font la gueule. Pourquoi le sentiment de xénophobie augmente dans ce pays. Pourquoi les gens ne donnent pas.

Parce que d’un côté il y a des mafias organisées qui pompent du fric via esclavagisme et autres joyeusetés, et en tentant de nous faire culpabiliser. Et le chantage à la culpabilité, ça ne rend pas le parisien moyen détendu, souriant et prêt à aider son prochain. De l’autre côté, quand se pointe un sans abri qui demande humblement à manger, il y a un sentiment de saturation. Qui est parfaitement humain et naturel. Parce que personne n’est parfait.

Mais se dire qu’il y a toujours des gens qui se font une masse de fric sur tous les malheurs de la terre, au vu et su de tout le monde, c’est usant. Pour ne pas dire autre chose.

Bref je vais retourner tricoter mes bonnets pour les autres. Sans abris, exclus, réfugiés, peu importe. En espérant qu’un jour les gros bonnets tombent. (Un jour, j’arrêterai de faire des jeux de mots pourris. Ou pas.)

Au final, qu’est-ce qui fait qu’un être humain puisse devenir un monstre égoiste, avide d’argent et de pouvoir ? Est-ce que c’est notre vraie nature ? L’avons-nous juste oublié, grâce au confort et à l’éducation ?

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