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L’absence de tests sur les animaux est souvent mise en avant ces derniers temps comme un argument de vente. Mais je trouve qu’il y a là encore bien des mensonges. J’ai abordé le sujet dans l’introduction de cette semaine de reflexion sur le maquillage bio, mais je souhaite développer un peu le sujet. La loi est là, d’ailleurs.

Les tests sur les animaux visent à protéger le consomateur des potentiels effets néfastes d’un produit sur l’organisme. En effet, un produit peut être très à la mode et présenté comme la panacée à une époque (c’est à dire comme le remède universel), mais être en réalité mortel, comme la radioactivité. J’ai rebloggué un article très interessant sur le sujet il y a quelques temps, listant quantités de produits cosmétiques radioactifs entre les années 1920 et 1950. Peut-être faut-il chercher là certaines causes de cancer. L’imprégnation de l’environnement au radium est manifeste. Sans compter la laine pour tricoter des brassières bébé radioactives. Bref, c’est pas parce qu’un produit est naturel qu’il est bon pour la santé et qu’il faut le mettre direct sur le marché.

Enormément d’ingrédients cosmétiques ont ainsi été testés sur animaux, car ces tests étaient alors obligatoire pour les mettre sur le marché. Ces produits, ont peut toujours s’en procurer, l’oxyde de zinc en fait partie par exemple, produit qu’on retrouve dans quasiment tous les cosmétiques. Ils ne sont plus testés, mais l’ont été.

Avez-vous remarqué que ces derniers temps, toutes les marques semblent s’offusquer et prétendre qu’il est évident qu’il ne leur est jamais venu à l’esprit de vendre des produits testés sur animaux. Sauf que souvent, c’est juste un beau gros mensonge, les produits étant testés tout simplement dans d’autres pays avec des législations plus coulantes, et des directives pour protéger les animaux moins dures.

Suis-je contre les tests sur animaux ? Forcément si je pense au mignon petit chat et au mignon petit lapin qui n’ont rien demandé à personne, je vais dire oui. Mais ayant également servi de testeuse pour des produits cosmétiques non testés sur animaux, je sais aussi que ça peut ravager la peau, demandant des soins couteux, longs, et pas du tout bons pour l’environnement (ni pour la santé, d’ailleurs).

Et au-delà de l’aspect cosmétique, je dois bien me rendre à l’évidence. La médecine actuelle n’en serait pas là sans les tests sur animaux. Je suis atteinte d’une maladie rare qui demande des traitements médicamenteux lourds, et je suis parfaitement consciente que des animaux sont morts pour que ces médicaments puissent me sauver la vie. Est-ce que c’est bien, est-ce que c’est moral ? A un moment, l’instinct de survie prime.

Les cosmétiques ne sont pas vitaux, on pourrait s’en passer. Sauf que dans la réalité, c’est le gel-douche tonifiant qui réveille le matin, le lait pour le corps qui évite à la peau de tirailler, le maquillage qui peut nous remonter le moral, le shampooing qui met de bonne humeur… Dans la réalité les gens les utilisent et il n’est pas vraiment dans la nature humaine de se priver de quelque chose perçu comme agréable. Parfois je me dis qu’une piste pour tester l’innocuité des ingrédients et des formules cosmétiques pourrait être de les tester sur des cellules de peau clonées. Mais c’est déjà hors de prix pour les travaux médicaux, alors pour la cosmétique… Je n’aurai aucun souci à donner mes cellules pour les tests en tout cas (vu que je donne déjà à la recherche, j’en suis pas à quelque cellules près).

On pense souvent à la cosméto maison comme solution miracle. J’ai beau être une cosméteuse moi-même depuis de nombreuses années, je ne me fais pas d’illusions. Les ingrédients qui nous sont vendus ne sont pas forcément bons non plus.

Que dire de l’huile de pépins de tomate provenant de Chine, comment savoir quels traitements ont été utilisés, quelles conditions de travail pour les travailleurs sur place, quelles conditions de transport ? Que dire des ingrédients sur lesquels ont a peu de recul scientifique, comme les huiles essentielles, trop souvent utilisées sans précautions ?  Que dire de l’huile et de la lécithine de soja  utilisées si fréquemment dans les cosmétiques, alors que le soja est un perturbateur endocrinien et qu’il existe sur le marché des alternatives dans les lécithines de colza et de tournesol, et quantité d’huiles végétales locales avec un impact environnemental moindre ?

Je pense approfondir mes recherches sur les ingrédients pseudo naturels mais en réalité toxique et en parler sur le blog du forum passion cosméto maison. Qui veut venir plancher sur le sujet avec nous ?

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