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ratage cosmétiques maison

Il y a des jours comme ça, où on fait tout de travers et où on maudit
la loi de Murphy.
Et la loi de la gravité aussi, au passage.

Depuis quelques temps, pas mal de petites voix me disent timidement
« Mais tu sais, tu pourrais acheter tes produits cosmétiques tout fait
plutôt que de tout faire toi-même… »

Mais en bonne sorcière acharnée, je me dis que non, vu mes stocks,
autant continuer à tambouiller, même si ça me fatigue, même si ça prend
un temps fou, même si parfois ça devient une obligation plutôt qu’une
passion, parce que vraiment là il n’y a plus de gel douche et qu’il
faut en refaire.

Alors je m’y met.
Une demi-heure pour tout désinfecter et transporter les ingrédients et
tout bien mettre en place.
C’est pas si terrible après tout, et puis je me réjouis d’utiliser mes
dernières acquistions chez Bilby, du beurre de café (j’adore l’odeur,
mais les hommes trouvent l’odeur trop grasse…), de l’extrait CO2 de
Vanille qui sent vraiment la vanille, et de la base Melt n Pour sans soja et sans palme
(bon l’huile de palme, c’est pas vraiment le souci, on l’utilise bien
courrament en savon et je doute que çe soit à notre petit niveau de
consommation que ça change le destin de la planète, le plus gros est
quand même utilisé dans l’industrie alimentaire, même bio… incroyable
le nombre de petits gâteaux à l’huile de palme bio au rayon bio, bon
bio-appétit).

Je commence à peser mes émulsifiants, et voilà que paf, ma balance
décide de faire grève des piles.
Donc, zen, on va faire au pif, parce que c’est pas tout ça mais l’heure
tourne.
Une fois les bols au bain marie, voilà que le bain-marie ne chauffe
pas.
Ha oui, c’est vrai, les plaques sont vieilles et plus très
performantes.
10 min pour atteindre 70°, quand même. J’aurais déjà eu le temps de
faire de la pâte à pizza maison, là.
Je me dis que je vais ajouter de la base melt n pour pour pas avoir à
me fatiguer avec les tensio-actifs liquides cachés au fond du placard.
Pas de bol, elle sent fort. Pas mauvais, juste fort.

Je touille mes phases, et au moment de sortir les bols du bain-marie
grâce à ce super système des pinces à linges, forcément la pince
m’épchape et splotch.

 Mouais, on va continuer quand même. C’est pas un bête splotch
qui va m’arrêter.
Ca émulsionne, c’est déjà ça. Et même, ça a la texture voulue.
Mais ça sent pas du tout le café, ça sent juste la base melt n pour.
Zut.

Ensuite il faut attendre que ça passe sous les 30° pour ajouter le
conservateur et l’extrait de vanille.
30 minutes pour que ça descende de 40°, même la fenêtre ouverte au mois
de janvier.
Tu te sens pas idiote de tenir un bol plein de lait mousseux blanchâtre
par la fenêtre alors qu’il fait déjà nuit.

L’extrait de vanille sent super bon, mais ça suffit ne pas à couvrir
l’odeur de la base à savon.
Et surtout, forcément, question de faire déborder le vase, le
compte-goutte du conservateur est bouché, 10 minutes pour avoir 12
gouttes. 

Autant dire qu’à ce stade là, t’as juste envie de tout laisser en plan
et de retourner te coucher.
Mais non, maintenant, il faut ranger, faire la vaisselle, aérer pour
qu’on ne me dise pas encore « ça sent bizarre dans la cuisine, t’as
encore fait de la chimie ? ».

Résultat, au final, 2h pour un lait de douche qui n’a rien
d’exeptionnel.
Au moins il est pas pleins de cochonneries, hein, c’est déjà ça.
Et moi qui il y a quelques temps publiait un
article sur les raisons de se mettre à la cosméto maison
, il
faut bien avouer que oui des fois j’envie celles qui n’ont qu’à acheter
un truc tout prêt et pousser des cris d’extases sur le parfum sublime
et la texture craquante…

Et vous, ça vous arrive les coups de mou ? Vous avez des trucs pour
vous remotiver ?

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